Vous avez découvert votre profil. Et maintenant ?
Votre résultat n'est pas une étiquette. C'est simplement le point de départ de votre prochain chapitre.
Vous avez fait le Test des Audacieuses.
En quelques minutes, vous avez répondu à quinze questions qui parlaient moins de votre âge que de votre état d’esprit. Puis un résultat est apparu : L’Émergente, La Passeuse de porte, L’Exploratrice, La Réinventée ou La Rayonnante.
Certaines d’entre vous ont souri. D’autres se sont dit : « C’est exactement moi. »
Et puis, après quelques minutes, une autre question est arrivée… « Très bien… et maintenant ? »
C’est probablement la meilleure question que vous puissiez vous poser. Parce qu’un test ne change pas une vie. Une prise de conscience, si.
Et c’est précisément là que commence votre véritable aventure.
Vous n’êtes pas votre profil
Commençons par une chose importante. Vous n’êtes pas uniquement votre profil. Vous traversez simplement une étape.
Imaginez que vous ouvriez une application GPS. Elle vous indique votre position. Personne n’a jamais cru que cette petite flèche représentait son identité. Elle indique seulement où vous êtes.
Votre profil joue exactement ce rôle. Il répond à la question suivante : « de quoi ai-je le plus besoin aujourd’hui pour avancer ? »
Et cette nuance change tout.
Pourquoi tant de femmes restent-elles bloquées pendant des années ?
Contrairement à ce que l’on entend souvent, ce n’est généralement pas une question de courage, ni d’intelligence, ni même de confiance en soi.
La plupart des femmes que je rencontre savent très bien ce qu’elles ne veulent plus. En revanche, elles ne savent pas encore comment construire ce qu’elles veulent vraiment.
Il y a une immense différence entre quitter une pièce devenue trop petite et savoir où aller ensuite. C’est exactement cette période d’entre-deux qui est inconfortable. Et pourtant, c’est aussi celle où tout devient possible.
Sophie
Prenons l’exemple de Sophie. Pendant plus de vingt ans, elle a travaillé dans la finance. Son métier lui apportait un salaire confortable, une reconnaissance, une stabilité. Mais chaque dimanche soir ressemblait au précédent avec une boule au ventre et la sensation d’être passée à côté de quelque chose.
Pendant des années, elle a pensé que le problème venait de son travail. En réalité, le problème était plus profond.
Elle n’écoutait plus ses propres envies depuis tellement longtemps qu’elle avait fini par croire qu’elle n’en avait plus. Ce n’est pas un changement de métier qui a transformé Sophie. C’est le jour où elle s’est autorisée à reprendre ses désirs au sérieux.
Aujourd’hui, elle est fleuriste. Et lorsqu’on lui demande si elle regrette son ancienne vie, elle répond souvent en riant : “je regrette surtout de ne pas avoir osé plus tôt.”
Combien de femmes pourraient prononcer cette même phrase ?
Les trois pièges invisibles
Lorsque nous voulons changer de vie, nous pensons souvent que les obstacles sont extérieurs. En réalité, les plus puissants sont souvent invisibles.
1. Le syndrome de la femme raisonnable
Depuis l’enfance, beaucoup d’entre nous ont été félicitées pour être sages, responsables, fiables, disponibles…
Progressivement, une croyance s’installe : une “bonne femme” pense d’abord aux autres.
Résultat ?
Quand une envie personnelle apparaît, elle est immédiatement suivie d’une autre question : “est-ce bien raisonnable ?”
Et si, pour une fois, la vraie question était : “est-ce que cela ne me rend pas plus heureuse ?”
2. La peur de décevoir
Vous avez peut-être déjà entendu cette phrase : “mais enfin… pourquoi veux-tu changer ? Tu as tout pour être heureuse.”
Cette phrase est souvent prononcée avec affection. Mais elle peut aussi devenir une prison. Parce qu’elle sous-entend qu’être reconnaissante devrait suffire à être épanouie.
Or les deux n’ont rien à voir. On peut aimer sa vie et sentir qu’elle est devenue trop étroite.
3. Attendre d’être prête
C’est probablement le piège le plus fréquent.
“Quand les enfants seront installés…”
“Quand je serai moins fatiguée…”
“Quand j’aurai plus de temps…”
“Quand j’aurai plus d’argent…”
Et les années passent. La vérité est inconfortable. On ne se sent presque jamais complètement prête.
L’action précède souvent la confiance. Pas l’inverse.
Le Petit Pas de la semaine
Prenez une feuille.
Tracez deux colonnes.
Dans la première, écrivez : Ce qui me donne de l’énergie.
Dans la seconde : Ce qui m’en enlève.
Ne réfléchissez pas trop.
Écrivez spontanément : une conversation, une personne, une activité, un lieu, une obligation, une musique, une réunion, un silence…
À la fin, regardez votre feuille.
Elle contient probablement beaucoup plus d’informations que vous ne l’imaginez. Parce qu’avant de savoir où l’on veut aller, il faut souvent redécouvrir ce qui nous fait nous sentir vivante.
Et si vous arrêtiez de chercher votre passion ?
C’est une injonction qui fait beaucoup de dégâts.
Trouver sa passion.
Comme si elle était cachée quelque part, en attendant qu’on tombe dessus.
La réalité est souvent beaucoup plus simple. On ne découvre pas toujours une passion. On construit un intérêt. On développe une curiosité. On essaie et on recommence jusqu’au jour ou l’on se surprend à attendre avec impatience le prochain cours de dessin, la prochaine randonnée, le prochain atelier d’écriture, la prochaine journée dans son jardin…
La passion naît souvent de la pratique. Pas d’une illumination.
Entre nous...
J’aimerais vous confier quelque chose… Quand j’ai créé Les Audacieuses, je ne voulais pas seulement parler de reconversion. Je voulais parler de permission. Je suis intimement convaincue que beaucoup de femmes de notre génération n’ont jamais vraiment reçu cette autorisation.
La permission de ralentir, la permission de recommencer, la permission de changer d’avis, la permission de ne plus être uniquement utiles, la permission d’avoir encore des rêves…
Et si personne ne vous l’a donnée. Alors permettez-moi de le faire aujourd’hui.
Vous avez le droit de vouloir autre chose.
Sans vous justifier.
Sans culpabiliser.
Sans attendre que tout le monde comprenne.
Comment savoir si vous avancez ?
Regardez ces petits signes :
Vous vous surprenez à parler d’un projet que vous gardiez secret.
Vous dites non un peu plus facilement.
Vous prenez une heure pour vous sans vous excuser.
Vous osez poser une question que vous n’auriez jamais osée avant.
Vous vous inscrivez à une activité qui vous intrigue.
Vous recommencez à imaginer l’avenir.
Ce sont de minuscules victoires. Mais toutes les grandes transformations commencent ainsi.
À retenir
Votre profil n’est pas une destination.
C’est un point de départ.
Il ne vous dit pas ce que vous devez devenir.
Il vous aide simplement à comprendre où concentrer votre énergie aujourd’hui.
Et c’est déjà immense.
Avant de refermer cet article...
J’aimerais que vous fassiez un exercice très simple.
Imaginez que nous nous retrouvions toutes dans une grande salle.
Des centaines de femmes.
Certaines auraient 50 ans. D’autres 57. 62. 65.
Certaines auraient quitté leur emploi. D’autres hésiteraient encore.
Certaines seraient entrepreneures. D’autres salariées.
Certaines seraient célibataires. D’autres amoureuses.
Elles auraient toutes des histoires différentes.
Et pourtant, je suis certaine qu’en les écoutant, une phrase reviendrait encore et encore :« je croyais être la seule à ressentir ça. »
C’est peut-être le plus grand mensonge que nous racontent les périodes de transition. Elles nous font croire que nous sommes seules. Nous ne le sommes pas !
Les Audacieuses ne sont pas un média qui promet une vie parfaite. C’est un lieu où l’on avance ensemble, sans pression, sans compétition, sans injonction. Un endroit où l’on peut dire : « je ne sais pas encore où je vais… mais je sais que je refuse de rester immobile. »
Et parfois, c’est déjà le début d’une nouvelle vie.
Le Petit Pas de la semaine
Faites une seule chose que la femme que vous aimeriez devenir ferait naturellement. Pas une révolution mais un pas comme : vous inscrire à une activité qui vous tente depuis un moment, refuser une obligation qui vous ennuie, demander une chose que vous attendez depuis un moment, écrire, sortir…
Puis revenez me raconter.
Parce que les plus belles histoires des Audacieuses ne sont pas celles que je raconterai. Ce sont celles que vous êtes en train d’écrire.


